Un week-end inoubliable
Quand c'est le premier, on y va confiant, on s'appuie sur les autres, c'est une vraie découverte. L'excitation monte dès le samedi Porte de Versailles devant l'arrivée incessante des coureurs venus de tous horizons retirer leur dossard. 40000 coureurs à défiler sur 3 jours, ça impressionne. Finalement, l'attente n'est pas longue, l'accueil est chaleureux et l'organisation réglée comme une horloge Suisse. On découvre la galerie des photos de l'édition de l'an passé, Jean et Christian se cherchent mais en vain, ce sera peut-être dans l'édition prochaine! L'exposition est bruyante, excitante, au stand "Caisse d'Epargne", on croise Claire, la sœur de Pascal Gicquel qui nous encourage chaleureusement. On se donne RDV pour le lendemain, Christian rentre dans sa banlieue chic et nous (Jean, François et moi) traversons tout Paris, faisant une halte dans les coulisses du théâtre du Châtelet pour écouter les conseils plein de sagesse de David, un ancien collègue de François. Nous rejoignons notre lieu de couchage pour une longue soirée en famille et une nuit très courte. Sept heures du matin, station de métro Belleville, un premier coureur attend sur le quai désert, nous arrivons, Jean, Damien (le neveu de Jean), François et moi, puis très vite le quai se remplit d'athlètes et d'accompagnateurs, le métro arrive avec un ou deux noctambules à bord. Au fil des arrêts, la rame se remplit, échange sympathique avec une fille de Lille. A Charles de Gaule Etoile, tout le monde descend évidemment, on suit la marée humaine pour sortir au grand jour. La place est sans voiture, c'est le lieu de RDV pour beaucoup, les appareils photo mitraillent, on rejoint l'arc pour retrouver Christian et Véronique, il est 8 heures. Quelques photos et on rejoint le SAS des 3h30.
Sur les quais de Seine, c'est Anne-Marie qui nous surprend avec ses copines. Au 30ème km, ça passe bien encore, on est confiant pour aller jusqu'au bout, on s'arrête à chaque ravitaillement pour boire et prendre les gels, on ne veut pas voir le "mur". Je ressens une petite baisse de régime vers le 35ème km due à une douleur dans la cuisse gauche, Jean, lui a l'air d'être bien mais il reste avec moi (merci Jean). On attaque le bois de Boulogne, les encouragements sont plus intenses, l'animation aussi, on voit le bout et on s'envole un peu. Véronique, Damien et François sont justes avant l'arrivée pour les derniers encouragements mais ça y est dans la tête, on est déjà arrivés. C'est avec le sourire et la main dans la main que l'on franchit la ligne d'arrivée Jean et moi. Ça y est, c'est fini, les larmes me montent aux yeux, je l'ai fait! L'organisation est parfaite jusqu'au bout, les bénévoles sont aux petits soins. On met du temps à retrouver Christian, François et les autres, la foule est nombreuse.
Au pied de l'arc, la séance photos se prolonge avec médailles et bouquet de fleurs...

entourée d'Axelle, Géraldine, Marie-France, Damien et Jean
c'était mon premier marathon...
2 commentaires:
Très émovant comme récit, je te félicite encore pour ton exploit.
et merci à Christian et jean pour t'avoir soutenue pendant ces mois de préparation.
Malgré mes 10 ans d'expérience sur Marathon...le stress et l'émotion sont toujours là!
ce fut une belle édition pour moi...Merci à Toi et Jean qui m'avez aidé à tenir dans les moments de doute lors de entrainements!(même si je n'ai rien montré à ce moment là).
Bravo encore pour ton first marathon qui je l'espère ne sera pas le dernier!
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